Vendredi 8 janvier 2010
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Aux alentours de ma seizième année, je découvrais pourtant une chose bien plus fascinante. Elle venait de France. C'était la première fois que je pouvais poser mes yeux sur quelque chose d'aussi
fabuleux. J'avais vu bien des femmes passer à l'église, à l'Old Corner. Jamais, pourtant, je n'avais eu l'honneur de rencontrer une femme si belle. Le spectacle qu'elle offrait à mes yeux, telle
une apparition sortie droit de mes rêves, la beauté idéale que tout homme s'imagine, la vision d'une déesse tirée des religions du passé, incarnée devant moi, me faisait battre le cœur si fort que
les rires et les cris à l'intérieur de l'Old Corner me semblaient lointains.
Je ne puis vous dire ce qui me fit vibrer à ce point pour elle. Peut-être étaient-ce ses long cheveux noirs, retombants en cascades sur ses épaules, animés d'un reflet légèrement rouge, pas
seulement dû à la lueur des bougies qui éclairaient la pièce. Peut-être étaient-ce ses yeux aussi verts que les premières feuilles de printemps qui pouvaient sonder l'âme d'un homme dès qu'ils se
posaient sur les siens. Peut-être était-ce le teint de sa peau, ce teint inhabituel pour un Londonien, celui que l'on retrouve au Nord de la Méditerranée. Finalement, c'est sans doute l'éclat de
son rire, unique, le genre de rire dont on ne peut se lasser, le genre de rire qui, par son seul son, vous transmet une vague de bonheur. C'est ce rire qui me fit tourner la tête vers cette
resplendissante demoiselle, et mes yeux se posant sur elle, j'entendais dans un recoin de mon esprit tinter une cloche, le glas de l'amour sonnant pour la première fois pour moi.
Par Zugus
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Publié dans : Noir mercenaire
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