Rapport de laboratoire D004 - Genosia

Publié le par Zugus

Rapport de laboratoire n° D004

Projet : Photogenèse

Rapport du Dr. T.Daris

le 21 Juillet 2009 à 07h37

Équipe :

Chef de laboratoire : Dr. Toma Daris

Assistant de manipulation : Dr. Jason Hill

Remis au PDG de la Sté Powergy Corp, Samuel Darson

But de l'expérience :

Le projet Photogenèse est une étude sur la capacité des plantes à utiliser la photosynthèse et sur l'ensemble de modifications de gènes praticables afin de créer un génome gérant une photosynthèse à besoin réduit. L'intérêt de l'expérience est avant tout écologique et économique. Les génomes créés seront capables d'utiliser une lumière dont l'éclat et l'intensité peuvent être plus faibles que ceux requis dans le cadre d'une photosynthèse classique. La capacité maximale de photosynthèse ne s'en verra pas modifiée mais sera bien plus souvent atteinte.

Sujet de l'expérience :

L'Elysia chlorotica, plus communément appelé Limace de mer est le premier animal qui soit capable de survivre à la seule présence de la lumière, et qui meurt dans l'obscurité. Le principe est qu'il se nourrit d'une algue, Vaucheria litorea, et assimile les chloroplastes contenus afin de créer une endosymbiose, c'est-à-dire qu'il offre à ces organites, porteur de gènes végétaux, un nouveau corps pour se développer. L'énergie que les chloroplastes forment par photosynthèse est alors distribuée à l'Elysia chlorotica, et non plus à la Vaucheria litorea.

Les chloroplastes contiennent entre 37kb et 220kb, les kilobases représentant la longueur en paire d'une chaine ADN. On dénombre une centaine de gènes dans le génome chloroplastique. L'expérience en question visera à intensifier l'effet des gènes responsables de la photosynthèse dans le génome.

La photosynthèse est une réaction biochimique intéressante dans le sens où elle transforme de l'eau en sucre par l'arrache d'hydrogène dans les molécules de cette première afin de les transférer dans les molécules de dioxyde de carbone présents dans l'air dans ce dernier.

Résultat de l'expérience :

Nous avons modifié un arbre courant, le sapin dans lequel nous avons remplacé les chloroplastes par des chloroplastes modifiés contenant 400kb. Exposé à des conditions normales, sans traitement aucun, aux côtés d'un autre sapin non modifié, nous avons pu observer, sur cinq ans, que l'arbre modifié, que nous nommerons photoarbre, avait connu une évolution deux fois plus grande.

Nous avons donc réitéré l'expérience avec un photoarbre800 et un photoarbre400 sur quelques mois. Aucune différence n'a été notée. En fait la durée importe peu. Les plantes ont un moyen d'éviter la boulimie que pourrait provoquer un trop plein de photosynthèse. Les chloroplastes de 370kb et plus n'ont aucun effet supplémentaire. Contre nos attentes, le génome modifié, contrairement à la plupart des OGM et croisements interespèces se transmet à la génération suivante avec quelques pertes.

Conclusion de l'expérience : 

Nous avons réussi à créer une espèce dont le génome lui permet d'utiliser avec un faible rayonnement lumineux, comme celui de la lune, comparé à celui du soleil, son potentiel maximal de photosynthèse. Le photoarbre grandi plus vite, se reproduit plus vite, dans les conditions identiques à ses semblables non modifiés. L'exemple de l'Elysia chlorotica nous montre que la photosynthèse n'est pas applicable qu'aux seuls végétaux.

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